
Toute personne peut volontairement renoncer à la nationalité française si elle souhaite mettre fin à leur lien avec la France.
Cette démarche est encadrée par des dispositions légales précises, notamment pour les personnes qui acquièrent une autre nationalité ou souhaitent renoncer à leur nationalité française d’origine.
Dans cet article, le cabinet NOVLAW Avocats et son associé Bruno GUILLIER, en charge des questions de nationalité, vous explique tout ce qu’il faut savoir sur la perte volontaire de la nationalité française, ses différents régimes juridiques, les démarches à suivre et les conséquences juridiques.
La perte volontaire de la nationalité française désigne la situation où une personne décide, par une démarche personnelle et active, de renoncer à sa nationalité française.
Cette décision peut être motivée par plusieurs raisons :
Contrairement à la déchéance, à l’annulation (AJOUTER LIEN HYPERTEXTE) ou au retrait de nationalité, qui sont des mesures imposées par l’État, la perte volontaire de la nationalité française repose sur une démarche personnelle volontaire déclarative ou une demande de libération des liens d’allégeance.
Le Code civil prévoit plusieurs régimes juridiques permettant la perte volontaire de la nationalité française.
Ces régimes peuvent être regroupés en deux grandes catégories :
Chaque régime repose sur des conditions et des démarches spécifiques prévues par la loi.
La perte volontaire de la nationalité française par déclaration concerne les personnes qui souhaitent renoncer d’elles-mêmes à leur nationalité française d’origine.
Cette renonciation à la nationalité française est un droit et s’effectue par déclaration auprès du directeur des services de greffe judiciaires du tribunal judiciaire pour les déclarations souscrites en France ou par le ministère de la Justice pour les déclarations souscrites à l’étranger, comme cela est prévu par l’article 26-1 du Code civil.
Les déclarations de renonciation à la nationalité française relèvent de la compétence du ministère de la Justice et ne peuvent être effectuées que dans quatre cas prévus par la loi.
Aux termes de l’article 23 du Code civil, une personne ayant acquis volontairement une autre nationalité peut demander à perdre sa nationalité française.
Cette démarche doit être effectuée auprès des autorités françaises compétentes (consulat ou préfecture selon le cas) et nécessite de justifier de la nouvelle nationalité acquise.
Conditions principales :
Conformément à l’article 18-1 du Code civil, les personnes nées à l’étranger dont seul l’un des parents peut justifier de nationalité française peuvent répudier leur nationalité française à leur majorité.
Conditions principales :
La même faculté est ouverte, en application de l’article 19-4 du Code civil, aux personnes nées en France dont seul l’un des parents est de nationalité française.
Conditions principales :
Aux termes de l’article 22-3 du Code civil, dans certains cas, une personne peut avoir acquis la nationalité française par effet collectif, c’est-à-dire en raison de la naturalisation de ses parents.
Cette personne peut alors répudier sa nationalité française une fois majeure.
Conditions principales :
Aux termes de l’article 23-5 du Code civil, une personne ayant acquis la nationalité française par mariage peut renoncer à cette nationalité après un divorce ou un remariage avec un conjoint étranger.
Conditions principales :
Après avoir été naturalisé en ayant obtenu la nationalité française par décret, il est possible pour une personne de demander à se libérer de ses liens d’allégeance envers la France.
Ce mécanisme est régi par les dispositions de l’article 23-4 du Code civil.
Il s’agit alors pour une personne naturalisée Française de renoncer volontairement à sa nationalité française.
Conditions principales :
La demande de perte volontaire est alors étudiée par les autorités administratives, qui peuvent toutefois refuser la demande si elle est contraire aux intérêts de la France.
C’est le cas par exemple si cette renonciation à la nationalité française est motivée par une tentative de soustraction à des sanctions ou des obligations fiscales.
Le refus d’accorder la libération des liens d’allégeance envers la France doit être motivé en fait et en droit par le ministre de l’Intérieur, conformément aux exigences de l’article 27 du Code civil.
La perte volontaire de la nationalité française entraîne des conséquences juridiques importantes.
La personne perd les droits civiques et politiques associés à la nationalité française, notamment :
Une fois la nationalité française perdue, la personne devient étrangère sur le territoire français.
Elle doit donc demander un titre de séjour pour pouvoir résider en France.
Selon sa situation personnelle, elle peut demander :
Si la demande de titre de séjour est refusée, la personne peut être expulsée du territoire français.
Le contentieux varie en fonction de la nature de la renonciation à la nationalité française. Il est différent selon que la perte volontaire de la nationalité française ait été faite par déclaration ou par demande auprès du gouvernement.
Il s’agit ici plutôt de contester les refus opposés aux demandes de renonciation à la nationalité française.
Il s’agit ici de contester le refus opposé par le ministère public ou le ministre de la Justice aux demandes de renonciation à la nationalité française par déclaration.
La personne devra alors démontrer qu’elle remplit bien les conditions prévues par les articles du Code civil lui permettant de renoncer à sa nationalité française.
Le recours juridictionnel s’effectue devant le tribunal judiciaire.
Le ministère d’avocat est ici obligatoire.
Il s’agit ici de contester le refus opposé par le ministre en charge des naturalisations aux demandes de libération des liens d’allégeance envers la France.
Le requérant doit alors démontrer qu’il respecte les conditions lui permettant de se libérer de son lien d’allégeance envers la France et que sa demande n’est pas motivée par une volonté d’échapper à une sanction ou une obligation.
Deux types de recours sont alors possibles :
La perte volontaire de la nationalité française est une démarche personnelle encadrée par des règles strictes. Elle peut être motivée par l’acquisition d’une autre nationalité ou par des raisons familiales ou par la volonté de se libérer de son lien d’allégeance envers la France.
Cette décision a des conséquences importantes, notamment sur le droit au séjour en France. Il est donc essentiel de bien comprendre les implications juridiques avant d’engager une telle démarche.
Le cabinet NOVLAW Avocats et son associé Bruno GUILLIER sont à votre disposition pour vous accompagner dans vos démarches et défendre vos droits en matière de nationalité française et de renonciation à la nationalité française.
Par Bruno GUILLIER, Avocat Associé Expert en droit administratif général et en droit de la fonction publique, et en matière de droit de l’immigration, des étrangers et de la nationalité chez Novlaw Avocats,
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Bruno GUILLIER est spécialisé en droit public, notamment en droit de la fonction publique (fonction publique d’Etat, territoriale et hospitalière) et en droit administratif général ainsi qu’en matière de pouvoir de police et plus généralement en ce qui concerne réglementation des activités par la puissance publique.
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