
La loi MAPTAM (loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles), en vigueur depuis 2018, a instauré une redevance à laquelle les propriétaires de véhicules doivent s’acquitter en cas de stationnement dans certaines zones communales.
Cette redevance se décline en barème tarifaire payable dès le début du stationnement ou en un forfait post stationnement.
Ce dernier correspond au montant qui n’a pas été payé dès le début du stationnement ou a été insuffisamment réglé.
Il est à payer dans les 3 mois à compter de la notification de l’avis de paiement au domicile inscrit sur le certificat d’immatriculation du véhicule. En cas de non-paiement dans ce délai, une majoration de 20% du forfait est applicable.
L’amende pénale étant supprimée depuis 2018, la procédure de contestation n’est plus à être menée devant le tribunal judiciaire mais devant une juridiction administrative.
Si l’usager estime que le forfait applicable est trop élevé ou ne doit pas être applicable, il doit le contester. La procédure se déroule en trois étapes.
Pour pouvoir contester l’avis de contravention, il est nécessaire tout d’abord d’effectuer un recours administratif préalable obligatoire (RAPO).
C’est une demande à déposer à l’autorité locale ayant édicté l’avis de contravention, c’est-à-dire la collectivité locale ou la société chargée de la surveillance du stationnement.
Note : pour la ville de Paris, il est nécessaire de diriger les RAPO non pas aux maires d’arrondissement mais directement devant la mairie de Paris.
Ce recours administratif est dit obligatoire dans la mesure où si la juridiction est saisie avant la collectivité, la demande à faire dans un second temps sera rejetée car déclarée irrecevable.
Le recours déposé à l’autorité locale doit contenir :
L’autorité locale dispose d’un délai de 1 mois à compter de la date de notification de l'avis de paiement pour examiner le recours.
À l’issue de ce délai de 1 mois, la collectivité ou la société chargée de la surveillance du stationnement peut dans différents cas :
Si la décision rendue par l’autorité locale est un rejet total ou partiel, le requérant dispose d’un mois supplémentaire pour le contester devant la Commission du Contentieux du Stationnement Payant (CCSP).
Cette saisine doit uniquement être faite après le RAPO. Si elle n’est pas consécutive à ce dernier, elle sera irrecevable.
Le formulaire de requête doit être accompagné des pièces suivantes :
Il est très important de noter que les différents recours ne gèlent pas :
Le paiement du FPS n’est plus requis à condition que l’autorité locale ou une juridiction l’ait indiqué.
Pour contester la décision rendue à l'issue d'un recours administratif préalable obligatoire devant la CCSP, vous devez présenter une requête sur un formulaire spécifique.
Ce formulaire de requête doit en outre être accompagné des pièces suivantes (article R2333-120-31 CGCT) :
En l’absence de l’ensemble de ces éléments dans le délai d’un mois, la requête déposée devant le CCSP est irrecevable.
Enfin, la décision rendue par la CCSP peut être ensuite contestée au travers d’un pourvoi devant le Conseil d’État.
Si le FPS reste impayé dans les 3 mois suivant sa notification, une majoration est alors appliquée et un « avertissement FPS majoré » est envoyé par la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP).
L’« avertissement FPS majoré » se substitue à l'« avis de paiement FPS ». Ce document est envoyé au redevable, à son adresse telle que connue des services des impôts.
Si l’usager a déposé un RAPO qui a été rejeté, il doit payer le FPS dans les 3 mois suivant sa notification, comme précisé sur la décision du RAPO.En l’absence de paiement du FPS majoré (FPSM), le comptable public procède à un recouvrement d’office, c’est-à-dire une saisie sur les biens de l’usager. Le délai de mise en recouvrement d’office est décidé par la Trésorerie du lieu de résidence de l’usager
L'usager doit alors saisir directement la CCSP et s’acquitter au préalable, sous peine d'irrecevabilité de sa requête, le montant du FPSM. Cette saisine doit avoir lieu dans le mois suivant la notification de l'avertissement, qui est réputée intervenir 5 jours après son envoi.
La contestation du titre exécutoire n’est donc conditionnée à aucun RAPO.Si la décision de la CCSP est favorable à l'usager, la somme annulée est préalablement payée par le requérant devra lui être remboursée.
Dès lors, l'ANTAI, en sa qualité d'ordonnateur, émettra un titre d'annulation pour le FPSM correspondant, ainsi qu'une annulation transmise à l'application AMD. Celle-ci générera un excédent à rembourser en l'absence d'autres dettes, dans les conditions standard.
En revanche, si la décision est défavorable à l’usager, il pourra contester sa décision au terme d’un pourvoi devant le Conseil d’État.
Faire appel à un avocat pour contester un forfait post-stationnement peut être utile pour plusieurs raisons.
L’avocat peut évaluer au cas par cas les arguments juridiques les plus solides pour votre contestation.
L’avocat peut vous représenter lors de la contestation, ce qui peut être particulièrement utile si vous devez comparaître devant un tribunal ou une commission de contestation.
Comme évoqué ci-dessus, les procédures de contestation peuvent être complexes et exigeantes. L’avocat peut en effet prendre en charge la gestion de tout le processus, y compris la rédaction de documents juridiques, la communication avec les autorités compétentes et la présentation de votre cas de manière efficace.
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